Colin jeune tailleur de pierres, arrive sur le chantier de construction de la cathĂ©drale d'Amiens pour se faire embaucher. A peine arrivĂ©, il assiste Ă  plusieurs incidents, les morts succĂšdent aux accidents dans d'Ă©tranges circonstances. Le jeune homme se demande si l'Ă©difice est maudit ou si l'Ă©quipe des bĂątisseurs cache un meurtrier. Il dĂ©cide alors de mener l'enquĂȘte, d'autant
Le secret de la cathĂ©drale - E-book - ePub Sur le chantier de construction de la cathĂ©drale d'Amiens, les morts succĂšdent aux accidents dans d'Ă©tranges circonstances. L'Ă©difice est-il maudit... Lire la suite 4,49 € E-book - ePub Poche Actuellement indisponible 4,90 € Ebook TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat 4,49 € Vous pouvez lire cet ebook sur les supports de lecture suivants TĂ©lĂ©chargement immĂ©diat DĂšs validation de votre commande Offrir maintenant Ou planifier dans votre panier Sur le chantier de construction de la cathĂ©drale d'Amiens, les morts succĂšdent aux accidents dans d'Ă©tranges circonstances. L'Ă©difice est-il maudit ? L'Ă©quipe des bĂątisseurs cache-t-elle un meurtrier ? C'est ce que Colin, jeune tailleur de pierres, veut dĂ©couvrir aprĂšs la mort de son pĂšre, le maĂźtre tailleur. Date de parution 16/01/2008 Editeur Collection ISBN 978-2-01-323161-9 EAN 9782013231619 Format ePub Nb. de pages 224 pages CaractĂ©ristiques du format ePub Pages 224 Taille 195 Ko Protection num. Contenu protĂ©gĂ© Imprimable Non AutorisĂ© Copier coller Non AutorisĂ© Biographie de BĂ©atrice NicodĂšme AprĂšs avoir longtemps Ă©tĂ© maquettiste dans la presse pour la jeunesse, BĂ©atrice NicodĂšme se consacre totalement Ă  l'Ă©criture depuis maintenant une vingtaine d'annĂ©es. Elle a publiĂ© de nombreux romans policiers et historiques pour la jeunesse et pour adultes.
ï»żDĂ©couvreztous les rĂ©sumĂ©s de livres proposĂ©s par Fiches de Lecture : de 1984 de Georges Orwell Ă  Antigone de Anouilh, en passant par Germinal de Zola et Candide de Voltaire. Avec
Mes publications... - ""Diventare francese", la naturalisation des gĂ©nois en Provence 1620-1730", La Haute vallĂ©e de l'Arc, bulletin de la SERHVA, n°124, octobre 2013 - "Sculpteurs-marbriers provençaux les Veyrier et la carriĂšre de Trets", dans Marbres de Rois, actes du colloque international tenu Versailles 2003, Presses universitaires de Provence, 2013, pp. 81-90 - Atlantes & Cariatides, Editions Edilivre - collection Universitaire, 2012 - "Sculpteurs et marbriers les Veyrier et la carriĂšre de Trets", Provence Historique, tome LX - fasc. 239, janvier mars 2010, pp. 67-79 - "Des berges de la Garonne Ă  la construction du magasin des Marbres du Roi Ă  Bordeaux", Bulletin monumental chronique, n°169-1, 2011, p. 81 - "L'empreinte des archevĂȘques sur Puyricard" en collaboration avec Sophie Bergaglio dans Sebastien AUBLANC & Sophie BERGAGLIO, Puyricard, images et histoires, Ed. des lilas, 2012, pp. 56-65
Lesecret de la cathédrale / Béatrice NicomÚde / Le livre de poche (2006) Public; ISBD; Titre : Le secret de la cathédrale: Auteurs : Béatrice NicomÚde: Editeur : Le livre de poche, 2006: Importance : 256 p. Langues : Français Résumé : Morts énigmatiques sur le chantier de la cathédrale d'Amiens. Index. décimale : F Fiction: Type : texte imprimé ; Fiction : Genre : roman:
12 aoĂ»t 2019 1 12 /08 /aoĂ»t /2019 1441 RĂ©sumĂ© Ă©tabli par Bernard Martial professeur de lettres en CPGE Traduction de JosĂ©e Kamoun, Folio n°4637 entre parenthĂšses n° des pages dans cette Ă©dition Ce rĂ©sumĂ© ne remplace pas la lecture du texte intĂ©gral dont il ne prĂ©tend pas reproduire les qualitĂ©s littĂ©raires. Chapitre 8, Ă  454 Alvin endossa un costume sur mesure et la responsabilitĂ© de conduire Ă  leur table des hĂŽtes de marque Frank Hague, le maire escroc de Jersey City, Gus Lesnevich, champion du New Jersey pour la catĂ©gorie des poids mi-lourds, Moe Dalitz, le magnat du racket de Cleveland, le Roi Salomon, son homologue Ă  Boston, Mickey Cohen Ă  et le Cerveau » Meyer Lansky, quand ils se retrouvaient lĂ  pour un congrĂšs mafieux. En septembre, il accueillait Miss AmĂ©rique et sa famille aprĂšs son couronnement. Le futur gendre unijambiste de Billy des Flippers avait Ă©tĂ© surnommĂ© la Frime par Allie Stolz, boxeur candidat au titre mondial des poids lĂ©gers, originaire de Newark comme lui et Gus Lesnevich 414 qui s’apprĂȘtait Ă  affronter Beau Jack et Tippy Larkin. Je m’ingĂ©niai Ă  imiter l’argot d’Alvin. Minna n’ouvrit pas la bouche au dĂźner malgrĂ© les efforts de ma mĂšre. Mon pĂšre ne pensait qu’à l’attentat de la synagogue de Cincinnati la veille et au pillage de boutiques juives. C’était le deuxiĂšme soir qu’il faisait faux bond Ă  Oncle Monty pour ne pas laisser sa famille seule Ă  Summit Avenue 415 ; il passa le dĂźner Ă  se lever pour guetter Ă  la radio les nouvelles des retombĂ©es des obsĂšques de Winchell. Alvin n’avait qu’Allie Ă  la bouche ; Le renoncement aux idĂ©aux qui lui avait coĂ»tĂ© une jambe aurait-il pu ĂȘtre plus complet ? Il s’était dĂ©faussĂ© de tout ce qui le sĂ©parait des aspirations d’un Shushy Margulis ; il s’était dĂ©faussĂ© de nous. » 
 Le moignon d’Alvin fut paradoxalement ce qui le lia Ă  Minna, surtout aprĂšs la mort de Schap en 1960 lorsque son frĂšre rĂ©cupĂ©ra les machines Ă  sous et qu’Alvin, se contentant des restaurants, se mit Ă  courir les call-girls. Chaque fois que son moignon le faisait souffrir, Minna accourait. 416 Lorsqu’il prit de l’ñge, c’est elle qui prit soin de lui. De passage dans le New Jersey, Alvin avait voulu passer remercier son oncle et sa tante de tout ce qu’ils avaient fait pour lui et leur prĂ©senter sa fiancĂ©e. Telles furent du moins les intentions annoncĂ©es avant d’affronter mon pĂšre et d’affronter l’antipathie innĂ©e entre eux. J’avais, de mon cĂŽtĂ© remis sa mĂ©daille 417. Alvin avait d’ailleurs mal choisi son moment avec toutes ces violences antisĂ©mites dans le pays. A l’école on nous avait rassemblĂ©s pour nous prĂ©ciser les mesures prises pour assurer notre sĂ©curitĂ© 418. Nous dinĂąmes dans la salle Ă  manger, et ma mĂšre, incapable de rancune, sortit faire des courses pour lui prĂ©parer ses plats favoris malgrĂ© l’insĂ©curitĂ© latente 419. Alvin arriva avec sa Buick, son costume et les bras chargĂ©s de prĂ©sents pour la famille un tablier pour ma mĂšre, un carnet de dessin pour Sandy, une casquette des Phillies pour moi et une invitation pour quatre personnes au restaurant de langoustes d’Atlantic City pour mon pĂšre. Ces cadeaux me rassurĂšrent. Ce soir-lĂ , en tout cas, nous ne faisions pas l’effet d’une famille divisĂ©e et on n’aurait jamais cru qu’une fois le dĂźner fini [
] un duel Ă  mort puisse se livrer entre mon pĂšre et Alvin. Si Alvin n’était pas venu avec sa tenue tapageuse et s voiture voyante, tout frĂ©tillant de l’appĂ©tit carnassier du gymnase Marsillo, exubĂ©rant Ă  la perspective d’acquĂ©rir cette richesse inespĂ©rĂ©e
, 420 si Winchell n’avait pas Ă©tĂ© assassinĂ© vingt-quatre heures plus tĂŽt, et si les pires apprĂ©hensions suscitĂ©es par l’élection de Lindbergh n’avaient pas paru plus prĂšs que jamais de se rĂ©aliser, alors peut-ĂȘtre que les deux hommes qui marquĂšrent le plus mon enfance ne seraient pas passĂ©s Ă  deux doigts de s’entre-tuer. Avant ce soir-lĂ , je n’aurais jamais imaginĂ© que mon pĂšre Ă©tait si bien armĂ© pour le massacre, ni qu’il Ă©tait capable de passer de la raison Ă  la folie en un clin d’Ɠil ». Il n’avait pas parlĂ© des Ă©preuves subies quand il Ă©tait enfant, avant la guerre et que les Irlandais s’en prenaient aux dĂ©icides du quartier juif du TroisiĂšme District » 421. Il avait toujours Ă©tĂ© athlĂ©tique une photo de ses 18 ans 422 ; 
 force de la nature. Avant ce soir-lĂ , je n’aurais pas davantage pu l’imaginer cogner quelqu’un et a fortiori laisser sanglant sur le carreau le fils orphelin de son frĂšre aĂźnĂ©. » A cette Ă©poque, les Juifs d’Europe avaient tendance Ă  refuser la violence et l’alcool mais inversement n’avaient pas su nous inculquer la combativitĂ© qui Ă©tait la loi premiĂšre dans d’autres ethnies 422. Il y avait moins de bagarres dans mon Ă©cole Ă©lĂ©mentaire que dans les autres Ă©coles communales de Newark. Ce fut donc, pour toutes les raisons imaginables, une nuit dĂ©vastatrice. En 1942, je n’étais pas en mesure d’en dĂ©chiffrer les implications effroyables, mais la seule vue du sang, celui de mon pĂšre et celui d’Alvin, suffit Ă  me sonner. Du sang, il y en avait partout
 [
] AprĂšs les Ă©meutes du sud de Boston, celles de Detroit, l’assassinat de Louisville, la bombe incendiaire de Cincinnati, le saccage de Saint Louis, Pittsburgh, Buffalo, Akron, Youngstown, Peoria, Scranton, Syracuse, ce carnage dans le sĂ©jour banal d’une famille, oĂč tout le monde s’efforce traditionnellement de rĂ©sister aux intrusions d’un monde hostile, 423 les antisĂ©mites allaient trouver un alliĂ© objectif pour la fameuse solution finale au pire problĂšme de l’AmĂ©rique voilĂ  que nous prenions nos massues dans un dĂ©lire autodestructeur. » Ce fut Mr Cucuzza qui mit un terme Ă  cette horreur en dĂ©barquant chez nous en chemise de nuit, le revolver Ă  la main. Minna se mit Ă  vomir et je fis pipi sur moi alors que Cucuzza immobilisait Alvin. Bilan des blessures Alvin prothĂšse fendue en deux, moignon en charpie, poignet brisĂ©. Mon pĂšre 3 dents cassĂ©es, 2 cĂŽtes fracturĂ©es, longue Ă©corchure sur la pommette, 424 cou tordu minerve pendant un mois 
 et dĂ©gĂąts dans l’appartement
 Tout ça parce que mon pĂšre n’avait pas compris qu’Alvin Ă©tait incorrigible malgrĂ© les sermons et l’affection moralisatrice ; tout ça parce qu’il avait commis l’erreur de vouloir le sauver de son destin naturel. Tout ça parce que mon pĂšre avait jaugĂ© Alvin du regard, en se rappelant la vie tragiquement fugace de son pĂšre, et que, dans son dĂ©sespoir, il avait secouĂ© la tĂȘte tristement en lui disant Tu as une Buick, un costume de mafieux, la pire racaille pour amis, mais est-ce que tu 425 es au courant, est-ce que ça t’intĂ©resse, est-ce que ça te tracasse, Alvin, ce qui est en train de se passer dans ce pays, ce soir ? Ça t’intĂ©ressait pourtant, il y a des annĂ©es, bon sang. Mais plus maintenant. Maintenant c’est les gros cigares, la bagnole. Mais est-ce que tu as une toute petite idĂ©e de ce qui arrive aux Juifs pendant qu’on est assis dans cette piĂšce ? » Alvin, qui Ă©tait persuadĂ© d’ĂȘtre enfin parvenu Ă  quelque chose ne put supporter cette remise en question de son oncle et laissa Ă©clater sa vindicte Les Juifs ! J’ai foutu ma vie en l’air pour eux ! J’ai perdu ma jambe pour eux, putain ! Je l’ai perdue pour toi, cette jambe, merde ! J’en avais quelque chose Ă  foutre, moi, de Lindbergh ? Mais tu m’envoies me battre contre lui, putain, et moi, comme un petit con, j’y vais. Ben tiens, regarde un peu, tonton dĂ©sastre, oncle de merde, mate voir, j’ai plus de jambe, putain. » Il releva alors son pantalon pour dĂ©couvrir son moignon 426 et cracha au visage de mon pĂšre
 comme il l’avait fait avec le soldat allemand mort ! On aurait dĂ» le laisser continuer sur sa lancĂ©e au lieu d’essayer de le rĂ©habiliter. Il Ă©tait comme les pĂšres dont il essayait de s’émanciper. Plus tard dans la soirĂ©e, deux comparses d’Alvin arrivĂšrent dans une Cadillac immatriculĂ©e en Pennsylvanie, le premier pour conduire Alvin et Minna au cabinet du mĂ©decin d’Allie Stolz, sur Elizabeth Street, l’autre pour ramener la Buick Ă  Philadelphie. Mon pĂšre rentra des urgences de Beth Israel 427 oĂč l’avait conduit Mr Cucuzza. C’est alors que des coups de feu retentirent sur Chancellor Avenue. Des coups de feu, des cris, des hurlements, des sirĂšnes. Le pogrom avait commencĂ© ». En quelques secondes, Mr Cucuzza qui venait de descendre l’escalier le remonta en trombe et nous entraĂźna Ă  l’étage infĂ©rieur pour nous mettre Ă  couvert. Cette fois, mon pĂšre accepta le revolver, blessĂ© dans tous les sens, assis sur le sol avec nous dans le vestibule aveugle 428. Ma mĂšre nous serrait contre elle en essayant de cacher sa peur. Mr Cucuzza passait furtivement devant la fenĂȘtre pour vĂ©rifier que personne ne rĂŽdĂąt alentour. Joey, sa mĂšre et sa grand-mĂšre avaient pour consigne de ne pas bouger de leur lit. La fusillade dura moins d’une heure. Nous ne retournĂąmes pas chez nous avant l’aube. Mr Cucuzza s’aventura en Ă©claireur jusqu’au point oĂč Chancellor Avenue Ă©tait interdite Ă  la circulation pour apprendre que la fusillade n’avait pas opposĂ© la police aux antisĂ©mites mais Ă  la milice juive. Il n’y avait pas eu de pogrom Ă  Newark, cette nuit-lĂ , mais un simple Ă©change de coups de feu. » 429 Et si trois Juifs avaient Ă©tĂ© tuĂ©s – Sammy l’Assommoir, le Gros Gerry et Bastos lui-mĂȘme -, ce n’était pas forcĂ©ment parce qu’ils Ă©taient juifs » mais parce qu’il s’agissait du type mĂȘme de tueurs dont le nouveau maire voulait purger la ville, au premier chef pour signifier Ă  Longy Zwillman qu’il n’était plus membre honoraire du Conseil des commissaires. Le chef de la police expliqua que les vigiles Ă  la gĂąchette nerveuse » avaient ouvert le feu sur deux policiers en patrouille. Personne ne regretta ces trois individus. Pas de pogrom, et pourtant, Ă  sept heures du matin, mon pĂšre appelait Winnipeg, et il avouait Ă  Shepsie Tirschwell qu’on ne pouvait plus vivre dans des conditions normales Ă  Newark tant les Juifs y Ă©taient terrorisĂ©s et les antisĂ©mites enhardis 430 [
] le pire qui ait Ă©tĂ© imposĂ© Ă  une famille jusque-lĂ  Ă©tait la relocalisation. Des persĂ©cutions caractĂ©risĂ©es cautionnĂ©es par le gouvernement s’annonçaient-elles inĂ©vitablement, personne n’aurait pu le dire, mais on les redoutait au point qu’il devenait impossible de prĂ©server son Ă©quilibre ». Mon pĂšre reconnut qu’il s’était trompĂ©, que Bess et Tirschwell avaient raison ; il essaya de se dĂ©pĂȘtrer de ses faux pas et de ses erreurs de jugement dont son invraisemblable explosion de violence. Leur conversation s’engagea sur le terrain de l’émigration, de la marche Ă  suivre. Quand nous partĂźmes Ă  l’école, Sandy et moi Ă©tions persuadĂ©s que nous allions fuir, que notre enfance amĂ©ricaine touchait Ă  sa fin. En somme, lĂ -bas dans le Kentucky, Seldon Ă©tait mieux loti que nous. 431 Et puis tout fut fini. Le cauchemar prit fin. Lindbergh disparut, nous Ă©tions sains et saufs. Mais jamais je ne recouvrerais ce sentiment de sĂ©curitĂ© inĂ©branlĂ© qu’un enfant Ă©prouve pour une grande rĂ©publique protectrice, entre des parents farouchement responsables. » EXTRAITS DES ARCHIVES DU NEWSREEL Mardi 6 octobre 1942 Trente mille personnes dĂ©filent dans le grand hall de Pennsylvania Station pour contempler le cercueil de Walter Winchell couvert d’un drapeau Ă  la grande satisfaction du maire de New-York, Fiorello La Guardia Ă  qui l’on doit la dĂ©cision de faire de ces obsĂšques un jour de deuil municipal avec pour temps fort une oraison funĂšbre prononcĂ©e par FDR. Devant la gare et dans bien d’autres points de la ville, des hommes et des femmes distribuent des badges noirs posant la question OĂč est Lindbergh ? » Juste avant midi, le maire La Guardia arrive Ă  la radio et lit en hĂ©breu la priĂšre aux morts. A midi pile, on observe une minute de silence dans les 5 circonscriptions. La police contrĂŽle partout les manifestations protestataires mobilisĂ©es 432 par les nombreux groupes d’extrĂȘme-droite qui ont leur QG dans Yorkville -quartier majoritairement germanique, fief du mouvement nazi au nord de la pointe est de Manhattan et au sud de Harlem- qui soutient le prĂ©sident et sa politique. A 13h, la garde d’honneur des motocyclettes se joint au cortĂšge funĂšbre devant Penn Station. Le maire prend la tĂȘte du cortĂšge dans un side-car jusqu’au temple Emanu-El. Et lĂ , parmi les dignitaires rassemblĂ©s par le maire, se trouvent dix membres du cabinet Roosevelt en 1940, 4 juges nommĂ©s par lui Ă  la Cour suprĂȘme, Philip Murray, le prĂ©sident du CIO, William Green, prĂ©sident de l’AFL, John L. Lewis, prĂ©sident du syndicat des mineurs, Roger Baldwin, de l’Union pour les libertĂ©s civiques, ainsi que des gouverneurs, sĂ©nateurs et dĂ©putĂ©s dĂ©mocrates, encore en fonctions ou non, des Etats de New York, du New Jersey, de la Pennsylvanie et du Connecticut, dont le candidat dĂ©mocrate Ă  la prĂ©sidence battu en 1928, anciennement gouverneur de New-York, Al Smith. Des haut-parleurs retransmettent le service funĂšbre aux New-Yorkais massĂ©s dans tous les quartiers de Manhattan, Ă  l’exception de Yorkville, ainsi qu’à des milliers de sympathisants venus de l’extĂ©rieur venus les rejoindre – toute cette 433 AmĂ©rique qui Ă©coutait Walter Winchell chaque semaine sur les ondes et qui ont fait le voyage pour lui rendre hommage. Tous ou presque portent le badge OĂč est Lindbergh ? » Fiorello La Guardia, fils d’une Juive non pratiquante et d’un Italien libre-penseur arrivĂ© aux Etats-Unis comme musicien sur un bateau, qui pendant cinq mandats a reprĂ©sentĂ© un East Harlem surpeuplĂ© d’Italiens et de Juifs pauvres, qui, dĂ©jĂ  en 1933, qui a Ă©tĂ© pendant trois mandats maire de coalition pour la mĂ©tropole oĂč vit la plus grande concentration de Juifs de l’hĂ©misphĂšre, qui dĂ©crivait Hitler comme un maniaque et un pervers et appelait au boycott des produits allemands, le porte-parole des syndicats, des nĂ©cessiteux, des chĂŽmeurs, s’est battu presque seul contre son parti pendant la Crise et en affichant son mĂ©pris pour Lindbergh et le dogme de la supĂ©rioritĂ© de la race aryenne. La Guardia se tient auprĂšs du cercueil et s’adressant 434 aux dignitaires commence son discours, de sa voix caractĂ©ristique, sous la forme d’un Ă©loge paradoxal tous les dĂ©fauts de Walter Winchell et les vertus de Lindbergh 435 Ah oui, encore quelques diffĂ©rences notables entre Lindy l’infaillible et Walter le faillible. Notre prĂ©sident est un sympathisant fasciste, voire sans doute un fasciste abouti, et Walter Winchell Ă©tait l’ennemi des fascistes. Notre prĂ©sident n’aime pas beaucoup les Juifs, c’est mĂȘme sans doute un antisĂ©mite bon teint alors que Walter Winchell Ă©tait juif, et l’ennemi inflexible et fort en gueule des antisĂ©mites. Notre prĂ©sident est un admirateur d’Adolf Hitler, il est sans doute nazi lui-mĂȘme, et Walter Winchell Ă©tait le premier ennemi de Hitler en AmĂ©rique. VoilĂ  en quoi notre imparfait Walter Ă©tait incorruptible – il l’était quand il le fallait. Walter parle top fort, il parle trop vite, il parle trop -, oui, mais en comparaison, sa vulgaritĂ© a de la grandeur, et c’est la dĂ©cence de Lindbergh qui est hideuse. » La Guardia dĂ©nonce ensuite tous ceux qui, selon lui, servent les intĂ©rĂȘts des nazis, Dies, Bilbo, Parnell Thomas qui servent les intĂ©rĂȘts du FĂŒhrer au CongrĂšs, ceux qui 436 Ă©crivent dans le New York Journal American et le New York Daily News, ceux qui reçoivent des criminels nazis Ă  la Maison-Blanche. Et c’est justement parce qu’il Ă©tait l’ennemi de Hitler et parce qu’il Ă©tait l’ennemi des nazis que Walter Winchell a Ă©tĂ© abattu d’un coup de feu hier [
] Pour avoir dit ce qu’il pensait dans l’Etat du Kentucky, Walter Winchell a Ă©tĂ© assassinĂ© par les nazis d’AmĂ©rique, qui, grĂące au silence de notre prĂ©sident, cet homme fort, avare de paroles, et dĂ©sintĂ©ressĂ©, ont dĂ©sormais la haute main sur notre pays. Ça n’arriverait jamais ici ? Mais, mes amis, c’est en train d’arriver ici. Et oĂč est Lindbergh ? OĂč est Lindberg ? » Dans les rues et dans la synagogue, on se rĂ©pĂšte ces quatre syllabes OĂč est Lind-bergh ? » que La Guardia martĂšle sur son pupitre. Avec cette pĂ©roraison menaçante, le maire prĂ©pare les fidĂšles endeuillĂ©s Ă  l’apparition suprĂȘme de FDR et celui va sidĂ©rer ses plus vieux compagnons de route Hopkins, Morgenthau, Farley, Berle, Baruch 437 car il va dĂ©signer comme successeur de Walter Winchell ce politicard potelĂ© [
] que ses administrĂ©s [
] ont affectueusement surnommĂ© la Petite Fleur. Depuis la chaire du temple Emanu-El, le chef en titre du Parti dĂ©mocrate dĂ©clare en effet son soutien au maire de New York rĂ©publicain, candidat de l’ unitĂ© nationale » pour contrer Lindbergh qui va briguer un second mandat en 1944. » Mercredi 7 octobre 1942 Le 20 mai au matin, le prĂ©sident Lindbergh dĂ©colle de Long Island et se pose Ă  l’aĂ©roport de Louisville, au soleil de midi, Ă  la grande surprise du maire de Wilson Wyatt qui a eu peu de temps pour organiser sa venue 438. Dans le bref discours qu’il adresse Ă  la foule au pied de son avion, Lindbergh ne fait aucune allusion Ă  Walter Winchell, Ă  son assassinat, au discours de La Guardia, sacrĂ© par FDR comme son successeur. Le vice-prĂ©sident a dĂ©noncĂ© la veille ceux-lĂ  mĂȘme qui auraient forcĂ© l’AmĂ©rique Ă  la guerre en 1940 » dans un discours au congrĂšs d’anciens combattants de l’American Legion. Lindbergh se contente de dire Notre pays est en paix. Notre peuple est au travail. Nos enfants sont Ă  l’école. Je suis venu jusqu’à vous pour vous le rappeler. A prĂ©sent je rentre Ă  Washington pour que ça continue. » 439. Puis le prĂ©sident remonte dans Le Spirit of Saint Louis et prend de l’altitude. Il disparaĂźt vers l’est, on ne le reverra jamais. » Jeudi 8 octobre 1942 Aucune Ă©pave n’est retrouvĂ©e malgrĂ© toutes les recherches 440. De sorte qu’à 20h, le cabinet est convoquĂ© pour une cellule de crise Ă  la rĂ©sidence du vice-prĂ©sident. Burton K. Wheeler y annonce qu’aprĂšs avoir consultĂ© la PremiĂšre Dame et les leaders de la majoritĂ© au SĂ©nat, au CongrĂšs et Ă  la Cour suprĂȘme, il va devoir prendre la charge de prĂ©sident par intĂ©rim. Des dizaines de journaux titrent, pour faire honte Ă  La Guardia, OÙ EST LINDBERGH ? » Vendredi 9 octobre 1942 Lorsque les AmĂ©ricains se rĂ©veillent pour commencer leur journĂ©e, la loi martiale a Ă©tĂ© imposĂ©e dans tous les Etats-Unis [
]. A midi, Wheeler, prĂ©sident par intĂ©rim, se rend au Capitole sous escorte militaire. Lors d’une sĂ©ance Ă  huis clos du CongrĂšs, il annonce que le FBI a tout lieu de croire Ă  un enlĂšvement du prĂ©sident, qui serait dĂ©tenu par un groupe inconnu, quelque part en AmĂ©rique du Nord. Toutes les mesures seront prises 441 pour obtenir sa libĂ©ration et traĂźner les auteurs du crime devant la justice, promet le prĂ©sident par intĂ©rim. Entre-temps, les frontiĂšres avec le Canada et le Mexique ont Ă©tĂ© fermĂ©es, les aĂ©roports bloquĂ©s. Dans le District de Columbia le maintien de l’ordre sera assurĂ© par les forces armĂ©es, et dans le reste du pays par la garde nationale en collaboration avec le FBI et les autoritĂ©s policiĂšres locales. » ENCORE ! Tel est le gros titre de tous les journaux de Hearst illustrĂ© par des photos du bĂ©bĂ© de Lindbergh photographiĂ© vivant pour la derniĂšre fois en 1932, quelques jours seulement avant son enlĂšvement Ă  l’ñge de vingt mois. » Samedi 10 octobre 1942 La radio allemande officielle annonce que l’enlĂšvement de Charles Lindbergh, trente-troisiĂšme prĂ©sident des Etats-Unis et signataire des historiques accords d’Islande entre le TroisiĂšme Reich et son pays, a Ă©tĂ© perpĂ©trĂ© par un complot d’intĂ©rĂȘts juifs ». Des renseignements top secret de la Wehrmacht sont citĂ©s, qui corroborent les premiers rapports du ministĂšre des affaires Ă©trangĂšres le complot a Ă©tĂ© orchestrĂ© par le va-t-en-guerre Roosevelt, en collusion avec son ministre des Finances juif, Morgenthau, son juge Ă  la Cour suprĂȘme juif, Frankfurter, et son banquier d’investissement juif Baruch. Ce complot est financĂ© par des usuriers d’envergure internationale, Warburg et 442 Rothschild. Les opĂ©rations sont menĂ©es par l’homme de main de Roosevelt, le gangster La Guardia, bĂątard Ă  moitiĂ© juif et maire de New York, cette judĂ©opole, ainsi que par le puissant gouverneur juif de l’Etat, le financier Lehman, le but Ă©tant de faire revenir Roosevelt Ă  la Maison-Blanche et de dĂ©clencher une guerre totale contre le monde non juif. Selon ces renseignements transmis au FBI par l’ambassade d’Allemagne Ă  Washington, l’assassinat de Walter Winchell a Ă©tĂ© planifiĂ© et exĂ©cutĂ© par la mĂȘme cabale de Juifs partisans de Roosevelt qui ont comme de juste imputĂ© le crime aux AmĂ©ricains d’ascendance allemande pour pouvoir lancer l’odieuse campagne OĂč est Lindbergh ? », contraignant du mĂȘme coup le prĂ©sident Ă  se rendre sur les lieux de l’assassinat pour rassurer les citoyens de Louisville, Kentucky, lĂ©gitimement inquiets d’éventuelles reprĂ©sailles juives organisĂ©es. Selon les rapports de la Wehrmacht, c’est dans le lieu mĂȘme oĂč le prĂ©sident s’est adressĂ© Ă  la foule qu’un mĂ©canicien soudoyĂ© par le complot juif dĂ©sormais introuvable et peut-ĂȘtre assassinĂ© sur ordre de La Guardia a neutralisĂ© la radio de l’appareil. Le prĂ©sident n’a pas plus tĂŽt dĂ©collĂ© pour Washington qu’il perd toute liaison avec le sol et les autres appareils ; force lui est donc de capituler lorsque le Spirit of Saint Louis est encerclĂ© par des avions de combat britanniques volant trĂšs haut, qui l’obligent Ă  dĂ©vier de sa course pour atterrir quelques heures plus tard sur une piste secrĂštement entretenue par des intĂ©rĂȘts juifs internationaux du cĂŽtĂ© canadien de la frontiĂšre de l’Etat de New York, fief de Lehman. 443 En AmĂ©rique, la dĂ©claration allemande pousse le maire La Guardia Ă  rĂ©pondre aux reporters de l’hĂŽtel qu’un AmĂ©ricain qui croit Ă  ces mensonges nazis abracadabrantes est tombĂ© trĂšs bas. » Pour autant, des sources bien informĂ©es rapportent que le maire et le gouverneur ont Ă©tĂ© longuement interrogĂ©s par les agents du FBI, et que le ministre de l’IntĂ©rieur exige de Mackenzie King, le Premier ministre canadien, qu’il lance des recherches intensives sur le sol de son pays pour retrouver le prĂ©sident Lindbergh et ses ravisseurs. On dit que Wheeler, le prĂ©sident par intĂ©rim, examine les documents allemands avec ses collaborateurs Ă  la Maison-Blanche, mais se refuse Ă  tout commentaire tant que les recherches de l’avion prĂ©sidentiel n’ont pas abouti. Des destroyers de la marine ainsi que des vedettes lance-torpilles des gardes- cĂŽtes guettent en ce moment toute trace de crash aĂ©rien jusqu’à Cap May dans le New Jersey au nord et Cap Hatteras en Caroline au sud, tandis que dans vingt Etats des unitĂ©s de l’armĂ©e de terre, les corps de la marine et de la garde nationale continuent de chercher des indices pour retrouver l’appareil disparu. Selon les unitĂ©s de la garde nationale qui font appliquer le couvre-feu dans tout le pays, la disparition du prĂ©sident n’aurait dĂ©clenchĂ© aucun incident violent. Sous la loi martiale, l’AmĂ©rique garde son calme, mĂȘme si le Grand Sorcier du Ku Klux Klan et le chef du Parti nazi ont tous deux appelĂ© le prĂ©sident par intĂ©rim Ă  mettre en Ɠuvre des mesures extrĂȘmes pour protĂ©ger l’AmĂ©rique d’un coup d’Etat juif ». Pendant ce temps, un comitĂ© d’ecclĂ©siastiques juifs 444 menĂ©s par le rabbin Stephen Wise de New York envoie un tĂ©lĂ©gramme Ă  la PremiĂšre Dame pour tĂ©moigner sa profonde sympathie Ă  sa famille en cette heure d’épreuve. On a vu le rabbin Lionel Bengelsdorf entrer Ă  la Maison-Blanche en dĂ©but de soirĂ©e ; il y aurait Ă©tĂ© conviĂ© par Mrs Lindbergh pour apporter son soutien spirituel Ă  la famille pendant ce troisiĂšme jour d’attente. La plupart des commentateurs voient dans cette invitation le signe que la PremiĂšre Dame refuse la thĂšse selon laquelle des intĂ©rĂȘts juifs seraient derriĂšre la disparition de son mari. » Dimanche 11 octobre 1942 Dans tout le pays, on prie Ă  la messe du dimanche pour la famille Lindbergh. Les trois principales chaĂźnes de radio annulent leurs Ă©missions pour diffuser les offices cĂ©lĂ©brĂ©s Ă  la cathĂ©drale de Washington, en prĂ©sence de la PremiĂšre Dame et de ses enfants ; de la musique sera diffusĂ©e le reste de la journĂ©e et du soir. A 20h, le prĂ©sident par intĂ©rim s’adresse Ă  la nation pour assurer ses compatriotes de la poursuite des recherches qui seront menĂ©es conjointement avec la police montĂ©e canadienne. Le rabbin Lionel Bengelsdorf, qui apparaĂźt dĂ©sormais comme le porte-parole de la PremiĂšre Dame 445 qui reste invisible pendant les recherches pour protĂ©ger sa famille, soutient que celle-ci garde espoir dans le retour de son mari les deux accidents de 1926 auxquels il a survĂ©cu et ne croit pas Ă  un complot Ă©tranger. Les preuves avancĂ©es par Wheeler sur le kidnapping de son mari la laissent sceptiques. Le rabbin dĂ©ment Ă©galement les rumeurs d’un quelconque Ă©tat d’égarement de la PremiĂšre Dame 446. Mais d’autres rumeurs venant peut-ĂȘtre du ministre Ford suggĂšrent que la PremiĂšre Dame serait tombĂ©e sous la coupe du rabbin Raspoutine », son porte-parole juif ». Lundi 12 octobre 1942 A Londres, les journaux du matin annoncent que les Renseignements britanniques ont transmis au FBI des communications allemandes codĂ©es prouvant formellement que le prĂ©sident Lindbergh est vivant et qu’il se trouve Ă  Berlin. Si l’on en croit les services secrets britanniques, le 7 octobre, selon un plan conçu de longue date par le marĂ©chal Goering, le prĂ©sident des Etats-Unis a rĂ©ussi Ă  prĂ©cipiter le Spirit of Saint Louis dans l’Atlantique en un point dĂ©terminĂ© Ă  l’avance, environ quatre cents kilomĂštres Ă  l’est de Washington. AprĂšs un Ă©change de signes de reconnaissance, un sous-marin allemand et son Ă©quipage l’ont transfĂ©rĂ© sur un vaisseau de guerre allemand qui l’attendait au large du Portugal pour le conduire Ă  Kotor, port du MontĂ©nĂ©gro sur l’Adriatique occupĂ© par les Italiens. L’épave de l’appareil prĂ©sidentiel a Ă©tĂ© remorquĂ©e et hissĂ©e Ă  bord d’un cargo militaire allemand, oĂč on l’a dĂ©montĂ©e, enfermĂ©e dans des caisses et transportĂ©e dans un entrepĂŽt de la 447 Gestapo Ă  BrĂȘme. Quant au prĂ©sident lui-mĂȘme, un appareil camouflĂ© de la Luftwaffe est venu le chercher Ă  Kotor pour l’emmener en Allemagne avec le marĂ©chal Goering ; dĂšs son arrivĂ©e Ă  la base aĂ©rienne, il a Ă©tĂ© conduit Ă  la cachette de Hitler Ă  Berchtesgaden pour y confĂ©rer avec lui. » Des groupes de rĂ©sistance serbes en Yougoslavie confirment les rapports des services secrets britanniques sur la base d’informations fournies par des sources internes au gouvernement du gĂ©nĂ©ral Milan Nedić mis en place par les Allemands Ă  Belgrade dont le ministre de l’IntĂ©rieur a dirigĂ© l’opĂ©ration navale au port de Kotor. A New-York, La Guardia dĂ©clare aux journalistes que si ces faits s’avĂ©raient vrais, il s’agirait d’une trahison dont la noirceur est sans Ă©gale dans toute l’histoire de l’humanitĂ©. » MalgrĂ© la loi martiale et le couvre-feu dans tout le pays, malgrĂ© la prĂ©sence de troupes de la garde nationale, des Ă©meutes antisĂ©mites Ă©clatent en Alabama, dans l’Illinois, l’Iowa, le Kentucky, le Missouri, l’Ohio, la Caroline du Sud, le Tennessee, la Caroline du Nord et la Virginie et elles se poursuivent toute 448 la nuit jusqu’au petit matin. Il faudra attendre Ă  peu prĂšs huit heures pour que les troupes fĂ©dĂ©rales expĂ©diĂ©es en renfort Ă  la garde nationale par Wheeler viennent Ă  bout des troubles et maĂźtrisent les incendies les plus violents allumĂ©s par les Ă©meutiers. On dĂ©plorera alors 122 victimes parmi les citoyens amĂ©ricains. » Mardi 13 octobre 1942 A midi, lors d’un discours radiodiffusĂ©, le prĂ©sident par intĂ©rim Wheeler impute les Ă©meutes au gouvernement britannique et Ă  ses partisans amĂ©ricains bellicistes ». AprĂšs avoir rĂ©pandu perfidement les accusations les plus ignobles qu’on puisse imaginer contre un patriote de la stature de Charles Lindbergh, ces gens pouvaient-ils n’avoir pas prĂ©vu la rĂ©action d’une nation dĂ©jĂ  endeuillĂ©e par la disparition de son chef bien-aimĂ© ? Pour promouvoir leurs intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et raciaux, ils n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă  Ă©prouver de façon extrĂȘme la conscience d’une nation au cƓur blessĂ©. Comment s’étonneraient-ils des consĂ©quences ? Je peux vous assurer que l’ordre a Ă©tĂ© rĂ©tabli dans nos citĂ©s ravagĂ©es du Sud et du Midwest, mais Ă  quel prix pour notre sĂ©rĂ©nitĂ© nationale ? » Le rabbin Bengelsdorf parle une nouvelle fois Ă  la place de la PremiĂšre Dame qui rejette les hypothĂšses sur la disparition de son mari 449 et Ă©tablit un parallĂšle entre le destin d’Amelia Earhart, disparue dans le Pacifique en 1937 et son mari. L’impossibilitĂ© de joindre la PremiĂšre Dame conduit le secrĂ©taire Ford Ă  exiger l’arrestation du rabbin Raspoutine. Mercredi 14 octobre 1942 En fin d’aprĂšs-midi, le maire La Guardia, convoque une confĂ©rence de presse pour attirer l’attention sur trois manifestations du dĂ©lire caractĂ©risĂ© qui menace la santĂ© mentale de la nation ». 1. D’abord, Ă  la une du Chicago Tribune, un article datĂ© de Berlin rapporte que le fils du prĂ©sident et de Mrs Lindbergh, aujourd’hui ĂągĂ© de douze ans – cet enfant qu’on croyait avoir Ă©tĂ© kidnappĂ© puis assassinĂ© dans le New Jersey en 1932 -, a retrouvĂ© son pĂšre Ă  la rĂ©sidence de Berchtesgaden aprĂšs avoir Ă©tĂ© sauvĂ© par les nazis. Ceux-ci l’auraient tirĂ© d’un cachot de Cracovie 450 en Pologne oĂč il Ă©tait tenu captif dans le ghetto juif depuis sa disparition et oĂč, chaque annĂ©e, on lui ponctionnait du sang pour la prĂ©paration rituelle des matzot de la PĂąque. » 2. DeuxiĂšme indice de dĂ©mence, les parlementaires rĂ©publicains ont dĂ©posĂ© un projet de loi appelant Ă  dĂ©clarer la guerre au Canada dans l’hypothĂšse oĂč le Premier ministre King ne parviendrait pas Ă  rĂ©vĂ©ler dans les quarante-huit heures oĂč se trouve le prĂ©sident disparu. » 3. Enfin les forces de l’ordre du Sud et du Midwest rapportent que les prĂ©tendues Ă©meutes antisĂ©mites » du 12 octobre ont Ă©tĂ© fomentĂ©es par des Ă©lĂ©ments locaux juifs Ɠuvrant Ă  l’intĂ©rieur d’une vaste conspiration juive pour saper le moral du pays. Sur les 122 personnes tuĂ©es au cours des Ă©meutes, 97 ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© identifiĂ©es comme des provocateurs juifs » attachĂ©s Ă  dĂ©tourner les soupçons du groupe mĂȘme des fauteurs de troubles qui tente de prendre le contrĂŽle du gouvernement fĂ©dĂ©ral. » Il y a bien un complot, en effet, conclut le maire La Guardia, et je vais me faire un plaisir de vous nommer les forces qui l’animent ce sont l’hystĂ©rie, l’ignorance, la malveillance, la bĂȘtise, la haine et la peur. Notre pays offre aujourd’hui un spectacle rĂ©pugnant ! Le mensonge, la cruautĂ© et la folie sont partout, et dans la coulisse, la force brute guette le moment de nous achever. Il nous faut aujourd’hui lire dans le Chicago Tribune que depuis toutes ces annĂ©es d’habiles boulangers juifs se servent du sang du petit Lindbergh kidnappĂ© pour faire leurs galettes de la PĂąque en Pologne – et ce 451 conte est tout aussi dĂ©lirant aujourd’hui que quand il est sorti du cerveau malade des antisĂ©mites il y a cinq cents ans. Le FĂŒhrer doit se dĂ©lecter Ă  empoisonner notre pays avec ces aberrations sinistres. Des intĂ©rĂȘts juifs, des Ă©lĂ©ments juifs, des usuriers juifs ! Des reprĂ©sailles juives ! Des complots juifs ! Une guerre dĂ©clarĂ©e par les Juifs au reste du monde entier ! Dire que l’AmĂ©rique se laisse subjuguer par ces balivernes ! Qu’on s’est emparĂ© de la conscience de la plus grande nation de la planĂšte sans le moindre mot de vrai ! Ah, le plaisir que nous devons faire Ă  l’homme le plus malfaisant du monde ! » Jeudi 15 octobre 1942 Peu avant l’aube, le rabbin Lionel Bengelsdorf est placĂ©e en garde-Ă -vue comme faisant partie des chefs de file du complot juif contre l’AmĂ©rique ». Au mĂȘme moment, la PremiĂšre Dame que l’on dit victime d’un effondrement nerveux » est transportĂ©e en ambulance Ă  l’hĂŽpital militaire Walter Reed. » Au cours de cette ronde matinale, d’autres personnalitĂ©s sont arrĂȘtĂ©es le gouverneur Lehman, Bernard Baruch, le juge Frankfurter et David Lilienthal, administrateur de Roosevelt, les conseillers du New Deal Adolf Berle et Sam Rosenman, les leaders syndicaux David Dubinsky et Sidney Hillman, l’économiste Isador Lubin, les journalistes de gauche I. F. Stone et James Wechsler, le socialiste Louis Waldman. D’autres arrestations seraient imminentes sans que le FBI ait rĂ©vĂ©lĂ© si l’un ou la totalitĂ© des suspects seront inculpĂ©s pour avoir enlevĂ© le prĂ©sident. » Des unitĂ©s de fantassins et de blindĂ©s entrent dans 452 New York pour aider la garde nationale Ă  juguler les flambĂ©es de violence de rue contre le gouvernement. A Chicago, Philadelphie et Boston, des appels Ă  manifester contre le FBI malgrĂ© la loi martiale se soldent par quelques blessures sans gravitĂ©, mais la police annonce s’ĂȘtre livrĂ©e Ă  des centaines d’arrestations. Au CongrĂšs, des tĂ©nors rĂ©publicains rendent hommage au FBI pour avoir dĂ©jouĂ© le complot » pendant que La Guardia donne une confĂ©rence de presse aux cĂŽtĂ©s d’Eleanor Roosevelt et de Roger Baldwin de l’Union amĂ©ricaine pour les libertĂ©s civiques. Ils exigent la libĂ©ration de Lehman et des prĂ©tendus conjurĂ©s. Cela vaut Ă  La Guardia d’ĂȘtre arrĂȘtĂ© dans sa rĂ©sidence officielle. » L’ancien prĂ©sident Roosevelt, qui s’est rendu Ă  New York est promptement mis sous la garde de la police pour assurer sa protection ». Les radios, les journaux sont fermĂ©s par l’armĂ©e ; le couvre-feu est gĂ©nĂ©ralisĂ© Ă  la journĂ©e entiĂšre et les blindĂ©s bloquent les ponts et les tunnels. Les incidents se multiplient Ă  Buffalo distribution de masques Ă  gaz, Ă  Rochester programme d’abris antiaĂ©riens en cas d’une attaque canadienne, Ă  la frontiĂšre du Maine et du 453 New Brunswick Ă©changes de tirs. Depuis Londres, le Premier ministre Churchill avertit que l’Allemagne se prĂ©pare Ă  envahir le Mexique pour protĂ©ger le flanc sud-ouest de l’AmĂ©rique puisque celle-ci entreprend d’arracher le contrĂŽle du Canada Ă  l’Angleterre. Il ne s’agit plus aujourd’hui que la dĂ©mocratie amĂ©ricaine nous prĂȘte main-forte par des mesures militaires. L’heure est venue que les citoyens amĂ©ricains prennent des mesures civiques pour leur propre salut. Il n’y a pas deux drames historiques distincts, celui de l’AmĂ©rique et celui de la Grande-Bretagne, tel ne fut jamais le cas. Il n’y a qu’une seule et mĂȘme Ă©preuve ; aujourd’hui comme hier nous y faisons face ensemble. »
VocĂȘestĂĄ em: verseau signe d'air / angoisse fin de grossesse / banque de sujet e3c corrigĂ© / rĂ©sumĂ© par chapitre la dĂ©licatesse. 04 jun 2022. rĂ©sumĂ© par chapitre la dĂ©licatesse . accords d'oslo vikidia. citation sur la rĂ©alitĂ© du roman. Diss Track Generator, Film The Marine 1 Complet En Français, Sujet Bac Svt Par ThĂšme, Ă©levage Berger Australien, Roi De Pique Association, Do
Partie 1 Chapitre 1 Charles Bovary a 15 ans, et il entre au collĂšge Ă  Rouen. C'est un gars de la campagne, portant une casquette ridicule, tellement timide qu'il ne parvient pas Ă  prononcer son propre nom ! Pour en savoir plus sur ce passage, consultez mon commentaire sur le dĂ©but du roman Partie 1 chapitre 1. Son pĂšre, aide chirurgien, Ă©choue tout ce qu'il entreprend, sa mĂšre le protĂšge trop. Il fait des Ă©tudes de mĂ©decine, mais devient simple officier de santĂ© Ă  Tostes en Normandie. Il Ă©pouse alors une veuve riche, Mlle HĂ©loĂŻse Dubuc, qu'il n'aime pas. Chapitre 2 Un jour, Charles est appelĂ© pour soigner la jambe d'un vieux fermier, M. Rouault, Ă  la ferme des Bertaux. C'est lĂ  qu'il rencontre Emma Rouault. Sans trop savoir pourquoi, il retourne lĂ -bas rĂ©guliĂšrement, mĂȘme aprĂšs la guĂ©rison du pĂšre Rouault. Sa femme est trĂšs jalouse, mais elle meurt rapidement aprĂšs avoir Ă©tĂ© ruinĂ©e par les manoeuvres de son notaire. Chapitre 3 Un jour, Charles se retrouve seul avec Emma. C'est une scĂšne de sĂ©duction mĂ©morable. Pour en savoir plus sur ce passage, consultez mon commentaire sur la rencontre d'Emma et Charles, Partie 1 chapitre 3. Le pĂšre Rouault prend les devants parce que dĂ©cidĂ©ment Charles ne parvient pas Ă  lui demander la main de sa fille. Chapitre 4 Le mariage de Charles et Emma se dĂ©roule Ă  la campagne, sur plusieurs jours. AprĂšs cela, le couple emmĂ©nagent Ă  Tostes. Chapitre 5 Charles est trĂšs heureux Un repas en tĂȘte-Ă -tĂȘte, une promenade le soir, et bien d’autres choses, composaient maintenant son bonheur. Il ne pouvait se retenir de toucher continuellement Ă  son fichu ; quelquefois, il lui donnait sur les joues de gros baisers et elle le repoussait, Ă  demi souriante et ennuyĂ©e. En effet, Emma commence Ă  s'ennuyer auprĂšs de ce mari sans personnalitĂ© Avant qu’elle se mariĂąt, elle avait cru avoir de l’amour ; mais le bonheur qui aurait dĂ» en rĂ©sulter n’était pas venu. Et Emma cherchait Ă  savoir ce que l’on entendait par les mots de fĂ©licitĂ©, de passion et d’ivresse, qui lui avaient paru si beaux dans les 6 Retour en arriĂšre, Flaubert raconte l'enfance d'Emma, dans un couvent. C'est lĂ -bas que la lecture devient pour elle une vĂ©ritable passion. Cela nous en apprend beaucoup sur sa personnalitĂ© Pour en savoir plus sur ce passage, consultez mon commentaire sur l'enfance d'Emma, Partie 1 chapitre 6. Chapitre 7 Dans les premiers temps de son mariage, Emma lit, dessine, joue du piano, et s'occupe de sa maison. Mais elle doit supporter les reproches continuels de sa belle-mĂšre et la platitude de son mari. Elle fait de longues promenades dans le jardin, oĂč elle se rĂ©pĂšte — Pourquoi, mon Dieu, me suis-je mariĂ©e ?Chapitre 8 Mais un beau jour, Charles et Emma sont invitĂ©s au bal de Vaubyessard, chez le marquis d'Andervilliers. C'est un moment magique pour Emma. Un Vicomte vient mĂȘme la voir pour l'inviter Ă  danser la valse. Chapitre 9 Les jours suivants, Emma se complaĂźt dans la nostalgie, elle rĂȘve de la vie parisienne, et achĂšte des romans sur Paris, comme ceux d'EugĂšne Sue, Balzac, George Sand. L'annĂ©e suivante, pas d'invitation au bal de Vaubyessard
 Emma reste Ă  la fenĂȘtre et regarde la pluie tomber. Voyant sa dĂ©tresse, Charles lui propose de dĂ©mĂ©nager Ă  Yonville-l'Abbaye. Partie 2 Chapitre 1 Le soir de leur arrivĂ©e Ă  Yonville, les Bovary dĂźnent Ă  l'auberge du Lion d'Or. Chapitre 2 Charles discute avec le pharmacien du village, tandis qu'Emma fait la connaissance de LĂ©on Dupuis, un jeune clerc de notaire. Ils partagent un mĂȘme goĂ»t pour les clichĂ©s romantiques — Je ne trouve rien d’admirable comme les soleils couchants sur la mer. Ne vous semble-t-il pas que l’esprit vogue plus librement sur cette Ă©tendue sans limites ? — Il en est de mĂȘme en montagne, figurez-vous la poĂ©sie des lacs, le charme des cascades. Et, Ă  mille pieds sous vous, des vallĂ©es entiĂšres, quand les nuages s’entr’ouvrent. Ces spectacles disposent Ă  la priĂšre, Ă  l’extase ! InstallĂ©e dans leur Emma elle se prend Ă  espĂ©rer un avenir 3 Emma accouche d'une petite fille qu'elle appelle Berthe, un nom qu'elle se souvient avoir entendu lors du bal de Vaubyessard. Chapitre 4 Homais organise des soirĂ©es chez lui chaque dimanche on joue aux cartes, aux dominos. Charles n'est pas jaloux, bien que LĂ©on et Emma s'Ă©changent des livres, lisent de la poĂ©sie. LĂ©on tombe amoureux mais il n'ose pas lui dire. Chapitre 5 Un dimanche de fĂ©vrier, les Bovary visitent une filature de lin. IrritĂ©e par la platitude de Charles, Emma regarde alors LĂ©on, qu'elle trouve charmant Son grand Ɠil bleu, levĂ© vers les nuages, parut Ă  Emma plus limpide et plus beau que ces lacs des montagnes oĂč le ciel se mire. Mais Emma veut ĂȘtre une femme vertueuse et sage. Elle refoule ses sentiments. LĂ©on souffre de cette froideur soudaine. Chapitre 6 Emma devient de plus en plus mĂ©lancolique
 Pensant que la religion serait peut-ĂȘtre de bon secours, elle se rend Ă  l'Ă©glise pour voir l'abbĂ© Bournisien, mais il ne comprend rien et lui conseille de boire de l'eau avec de la cassonade. LĂ©on, accablĂ© par son amour déçu, dĂ©cide de continuer ses Ă©tudes Ă  Paris. Quand il fait ses adieux Ă  Emma, les deux personnages, gĂȘnĂ©s, se serrent la main. Chapitre 7 Emma est bouleversĂ©e par le dĂ©part de LĂ©on Ah ! il Ă©tait parti, lui, le seul charme de sa vie ! Pourquoi ne l’avoir pas retenu Ă  genoux ? L’envie la prit de courir le rejoindre, et de se jeter dans ses bras. Dans la boutique de M. Lheureux, Emma Bovary achĂšte des mĂ©thodes pour apprendre l'Italien, un prie-Dieu gothique, et une Ă©charpe coĂ»teuse. M. Lheureux lui fait crĂ©dit. Un jour arrive un homme trĂšs bien habillĂ© Rodolphe Boulanger, le propriĂ©taire du chĂąteau de la Huchette. Il vient pour l'un de ses fermiers, qui a besoin d'une saignĂ©e. En voyant Emma, il dĂ©cide immĂ©diatement de la sĂ©duire Elle est fort gentille, cette femme du mĂ©decin ! Ça bĂąille aprĂšs l’amour ! Avec trois mots de galanterie, cela vous adorerait ; ce serait charmant !
Chapitre 8 À la mi-aoĂ»t, les Comices agricoles prennent place Ă  Yonville. Rodolphe en profite pour retrouver Madame Bovary et l'accompagner Ă  travers les stands. Pendant que le conseiller fait son discours, il lui sort le grand jeu — Ainsi, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l’a voulu ? Comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particuliĂšres nous ont poussĂ©s l’un vers l’autre. Rodolphe tenait sa main, qu'il sentait frĂ©missante comme une tourterelle 9 Pour faire languir Emma, Rodolphe attend six semaines avant de la revoir. Il lui dĂ©clare aussitĂŽt son amour — Si je n’ai pu vous voir, ah ! du moins ai-je continuellement pensĂ© Ă  vous, car on ne rĂ©siste point Ă  ce qui est beau, charmant, adorable ! Mais Charles arrive, Rodolphe se relĂšve — Bonjour Docteur, Madame m’entretenait de sa santé  Charles est flattĂ© qu'on l'appelle docteur, il enchaĂźne — Les oppressions de ma femmes recommence, cela me fait mille inquiĂ©tudes. — L'exercice du cheval serait sans doute souverain. — Certes ! excellent, parfait !
 VoilĂ  une idĂ©e ! Avec la bĂ©nĂ©diction de Charles, Rodolphe arrive le lendemain avec deux chevaux, et emmĂšne Emma. Lors de cette premiĂšre promenade, Emma commet l'adultĂšre. AuprĂšs d’un petit Ă©tang, oĂč des lentilles d’eau faisaient une verdure sur les ondes, [...] elle renversa son cou blanc, et, dĂ©faillante, tout en pleurs et se cachant la figure, elle s’abandonna. De retour chez elle, Emma se trouve changĂ©e dans le reflet de son miroir Jamais elle n’avait eu les yeux si noirs, d’une telle profondeur. Quelque chose de subtil, Ă©pandu sur sa personne, la transfigurait. Elle se rĂ©pĂ©tait J’ai un amant ! un amant ! » C'est ce genre de passage qui est dĂ©noncĂ© au procĂšs de Flaubert comme une incitation Ă  la dĂ©bauche. Rodolphe et Emma se retrouvent tous les jours et s'Ă©changent des lettres d'amour. Mais un jour, alors qu'elle survient Ă  l'improviste chez lui, il se montre agacĂ©, et lui reproche d'ĂȘtre imprudente. Chapitre 10 En effet, Emma a Ă©tĂ© aperçue dans le village et des rumeurs commencent Ă  circuler. DĂšs lors, les deux amants organisent leurs rendez-vous diffĂ©remment Pendant tout l’hiver, trois ou quatre fois la semaine, Ă  la nuit noire, il arrivait dans le jardin. Emma, tout exprĂšs, avait retirĂ© la clef de la barriĂšre, que Charles crut perdue. Elle s’échappait en retenant son haleine, souriante, palpitante, dĂ©shabillĂ©e. Mais Rodolphe commence Ă  se lasser d'elle, et manque plusieurs rendez-vous. Emma reçoit une lettre de son pĂšre, et cela lui rappelle son enfance aux Bertaux. Elle commence Ă  se repentir, se dĂ©tache de son amant et se consacre davantage Ă  sa fille. Chapitre 11 Le pharmacien M. Homais propose Ă  Charles de pratiquer une nouvelle mĂ©thode pour guĂ©rir les pieds-bots. — Examinez les avantages succĂšs presque certain, soulagement du malade, cĂ©lĂ©britĂ© vite acquise. Pourquoi ne pas en dĂ©barrasser ce pauvre Hippolyte, le valet d'Ă©curie, au Lion d’or ? MalgrĂ© l'apprĂ©hension de Charles, l'opĂ©ration se dĂ©roule parfaitement. Homais fait mĂȘme paraĂźtre dans le journal un article vantant le travail de Bovary
 Pour la premiĂšre fois, Emma est fiĂšre de son mari. Mais cinq jours plus tard, le pauvre Hippolyte se tord de douleur. Ils sont obligĂ©s de faire venir un mĂ©decin rĂ©putĂ©, M. Canivet, qui ampute la jambe. Chapitre 12 Emma mĂ©prise son mari plus que jamais, elle retourne dans les bras de Rodolphe et s'endette encore plus auprĂšs de M. Lheureux. Les deux amants dĂ©cident de partir en Italie. Mais Rodolphe commence Ă  trouver Emma un peu trop dĂ©monstrative, et il dĂ©cide de rompre avec elle. Pour en savoir plus sur ce passage, consultez mon commentaire sur la dĂ©claration passionnĂ©e d'Emma Ă  Rodolphe, Partie 2 chapitre 12. Chapitre 13 Rodolphe rĂ©dige alors une lettre de rupture, qu'il fait porter Ă  Emma Bovary dans un panier d'abricots Du courage, Emma ! Je ne veux pas votre malheur
 Mais rĂ©alisez-vous l’abĂźme oĂč nous aurait entraĂźnĂ© notre fuite ? Partout, nous eussions Ă©tĂ© poursuivis par la calomnie et l’outrage peut-ĂȘtre. Moi qui voudrais vous couronner, j'emporte votre pensĂ©e comme un talisman ! Car je me punis par l’exil du mal que je vous fait ! À Dieu ! À la lecture de cette lettre Emma a des pensĂ©es de suicide Elle jetait les yeux tout autour d’elle avec l’envie que la terre croulĂąt. Pourquoi n’en pas finir ? Qui la retenait donc ? — Ma femme ! ma femme ! OĂč es-tu donc ? Arrive ! L’idĂ©e qu’elle venait d’échapper Ă  la mort faillit la faire s’évanouir de terreur. Emma dĂ©clenche alors une fiĂšvre cĂ©rĂ©brale, son mari reste Ă  son chevet pendant 43 jours. Chapitre 14 Emma trouve du rĂ©confort dans la religion, elle participe aux oeuvres de charitĂ© et discute avec l'abbĂ© Bournisien. Il trouvait que la religion d’Emma, Ă  force de ferveur, frisait l’hĂ©rĂ©sie et mĂȘme l’extravagance. Il lui fit envoyer tout ce qui avait cours en livres pieux. De petits manuels, des pamphlets, des romans fabriquĂ©s par des sĂ©minaristes troubadours [...] Lorsque le volume lui tombait des mains, Emma se croyait prise par la plus fine mĂ©lancolie catholique qu’une Ăąme Ă©thĂ©rĂ©e pĂ»t concevoir. Un jour qu'ils se croisent chez les Bovary, Homais et l'abbĂ© Bournisien parlent de théùtre — Castigat ridendo mores, monsieur Bournisien ! Regardez les tragĂ©dies de Voltaire ; elles sont pour le peuple une vĂ©ritable Ă©cole de morale et de diplomatie. — Je sais bien, qu’il existe de bons auteurs ; cependant, ces dĂ©guisements paĂŻens, ces appartements somptueux, tout cela doit entraĂźner un certain libertinage d’esprit et des tentations impures. DĂšs qu’il fut parti, M. Homais conseille Ă  Charles d'emmener sa femme au théùtre. Il trouve l'idĂ©e tellement bonne qu'il insiste jusqu'Ă  ce qu'Emma accepte d'aller avec lui Ă  Rouen pour voir une piĂšce. Chapitre 15 Emma est passionnĂ©e par la piĂšce de théùtre, elle s'identifie aux souffrances de l'hĂ©roĂŻne La voix de la chanteuse ne lui semblait ĂȘtre que le retentissement de sa conscience. Ah ! si, seulement, elle avait pu placer sa vie sur quelque grand cƓur solide... Vertus et voluptĂ©s se seraient confondus dans une seule fĂ©licitĂ©. [...] Mais ce bonheur-lĂ , sans doute, n'Ă©tait qu'un mensonge, [...] qu'une exagĂ©ration de l'art. S’efforçant donc d’en dĂ©tourner sa pensĂ©e, elle souriait intĂ©rieurement d’une pitiĂ© dĂ©daigneuse
 Quand au fond du théùtre, un homme apparut en manteau noir. [...] Il allait Ă  grands pas, faisant sonner contre les planches ses Ă©perons vermeils. EntraĂźnĂ©e par l’illusion du personnage, elle se figura la vie extraordinaire qu’elle aurait pu mener si elle l'avait aimĂ©. Avec lui, elle aurait voyagĂ© par tous les royaumes de l’Europe, partageant ses fatigues et son orgueil. Pendant l'entracte, Charles et Emma croisent LĂ©on, qui les salue rapidement. Emma, troublĂ©e, ne parvient pas Ă  suivre le deuxiĂšme acte, elle Ă©touffe et demande Ă  sortir. Pendant qu'ils prennent tous les trois une glace Ă  la terrasse d'un cafĂ©, LĂ©on rĂ©ussit Ă  les convaincre de rester quelques jours de plus. Partie 3 Chapitre 1 Le lendemain, Emma et LĂ©on Ă©changent leurs souvenirs. LĂ©on avoue son amour mais elle le repousse. — Non, mon ami, je suis trop vieille
 vous ĂȘtes trop jeune
 oubliez-moi ! D’autres vous aimeront
 vous les aimerez. Cependant, elle accepte de lui donner rendez-vous le lendemain, Ă  la cathĂ©drale. Quand Emma retrouve LĂ©on, elle lui donne une lettre et se jette en priĂšre contre une chaise, laissant le jeune homme seul et irritĂ©. Alors qu'un suisse commence Ă  leur faire une prĂ©sentation touristique de la cathĂ©drale, n'en pouvant plus d'impatience, LĂ©on entraĂźne Emma dans un fiacre. Le cocher est surpris, car on lui demande de repartir dĂšs qu'il s'arrĂȘte. Et sur le port, et dans les rues, au coin des bornes, les bourgeois ouvraient de grands yeux Ă©bahis devant cette voiture Ă  stores tendus, et qui apparaissait continuellement, plus close qu’un tombeau et ballottĂ©e comme un navire. Avec ce point de vue rĂ©solument externe, Flaubert nous fait comprendre avec humour que c'est la deuxiĂšme fois qu'Emma Bovary commet l'adultĂšre. Chapitre 2 De retour Ă  Yonville, Emma trouve Charles accablĂ© de chagrin. Il vient d'apprendre que son pĂšre est mort. Elle n'a pas un mot de rĂ©confort pour son mari. Afin de s'occuper de la succession, elle propose d'aller elle mĂȘme Ă  Rouen consulter leur ami LĂ©on qui est clerc de notaire. Chapitre 3 C'est comme ça qu'Emma et LĂ©on passent trois jours splendides ensemble Ă  Rouen. Ils font une promenade en barque Ă  la nuit tombĂ©e, sous le clair de lune et se promettent de s'Ă©crire des lettres. Chapitre 4 Pour se voir plus rĂ©guliĂšrement, Emma et LĂ©on trouvent un stratagĂšme Vers le commencement de l’hiver, Emma parut prise d’une grande ardeur musicale. — Si tu voulais
 de temps Ă  autre, une leçon de piano, cela ne serait pas, aprĂšs tout, extrĂȘmement ruineux. — Mais les leçons, ne sont profitables que suivies. Et voilĂ  comme elle s’y prit pour obtenir de son Ă©poux la permission d’aller Ă  la ville, une fois la semaine, voir son 5 Chaque jeudi, Madame Bovary rejoint LĂ©on Ă  Rouen, et ils passent toute la journĂ©e ensemble Ă  l'HĂŽtel de Boulogne. Pour couvrir son adultĂšre, Emma est obligĂ© d'inventer des mensonges, de faire de fausses factures. Elle finit mĂȘme par y prendre plaisir. Reçu, pour trois mois de leçons, plus diverses fournitures, la somme de soixante-cinq francs. FĂ©licie l’Empereur, Professeur de musique. Mais un jour pourtant, M. Lheureux la surprend avec LĂ©on, il en profite pour lui demander de rembourser ses dettes. Un jeudi, une note de frais tombe entre les mains de Charles, qui demande des explications Ă  sa femme. Si elle ne l’avait point instruit de ce billet, c’était afin de lui Ă©pargner des tracas domestiques ; elle s’assit sur ses genoux, le caressa, fit une longue Ă©numĂ©ration de toutes les choses indispensables prises Ă  crĂ©dit. Emma prend de plus en plus de risques, un jour mĂȘme, lors d'une escapade Ă  Rouen, elle ne rentre pas Ă  Yonville. Charles est fou d'inquiĂ©tude. De retour le lendemain, sa femme le gronde — À l’avenir, tranquillise-toi. Je ne suis pas libre, tu comprends, si je sais que le moindre retard te bouleverse 6 Un jeudi, LĂ©on est retenu par au CafĂ© de Normandie. Emma attend son amant pendant trois quarts d'heure, court Ă  son Ă©tude, se perd en conjectures. Enfin, LĂ©on parvient Ă  se libĂ©rer, court Ă  l'HĂŽtel de Boulogne, mais Emma, vexĂ©e, est dĂ©jĂ  partie. Les deux amants continuent de se voir et de s'Ă©crire, mais leur passion s'affaiblit. Chaque sourire cachait un bĂąillement d’ennui, chaque plaisir un dĂ©goĂ»t, et les meilleurs baisers ne laissaient sur la lĂšvre qu’une irrĂ©alisable envie d’une voluptĂ© plus haute. De son cĂŽtĂ© LĂ©on rĂ©alise que cette relation nuirait plus tard Ă  son Ă©tablissement Il allait devenir premier clerc c’était le moment d’ĂȘtre sĂ©rieux. Aussi renonçait-il Ă  la flĂ»te, aux sentiments exaltĂ©s, Ă  l’imagination, [...] chaque notaire porte en soi les dĂ©bris d’un poĂšte. Un jour, Emma reçoit un papier qui lui enjoint de payer 8000 francs, sous peine d'ĂȘtre saisie dans les 24 heures. Elle se rend alors chez M. Lheureux — Pensiez-vous, ma petite dame, que j’allais, jusqu’à la consommation des siĂšcles, ĂȘtre votre fournisseur et banquier pour l’amour de Dieu ? Il faut bien que je rentre dans mes dĂ©boursĂ©s, soyons justes !Chapitre 7 Emma se rend alors chez LĂ©on pour lui demander de l'argent — Va ! essaye ! il le faut ! Si j’étais Ă  ta place, moi, j’en trouverais bien ! [...] À ton Ă©tude ! LĂ©on promet qu'il va demander Ă  des amis — Je t’apporterai cela demain... Pourtant, si tu ne me voyais pas Ă  trois heures, ne m’attends plus, ma chĂ©rie. Le lendemain Ă  9h, Emma est rĂ©veillĂ©e par un attroupement en bas de chez elle une affiche est placardĂ©e. Emma se rend alors chez le notaire, qui lui fait des avances choquantes. — Vous profitez impudemment de ma dĂ©tresse, monsieur ! Je suis Ă  plaindre, mais pas Ă  vendre ! Emma s'enfuit. À trois heures, n'ayant aucune nouvelle de LĂ©on. Elle songe soudain que peut-ĂȘtre Rodolphe accepterait de l'aider, elle se rend au chĂąteau de la Huchette. Chapitre 8 Rodolphe est dĂ©contenancĂ© — Tiens ! Vous n’avez pas changĂ©, vous ĂȘtes toujours charmante ! Il essaye vaguement de justifier son dĂ©part prĂ©cipitĂ©, Emma fait semblant de le croire, et tente de le sĂ©duire — Comment voulais-tu que je vĂ©cusse sans toi ? J’étais dĂ©sespĂ©rĂ©e ! J’ai cru mourir et toi tu m’as fuie !
 Mais nous recommencerons, n’est-ce pas ? nous nous aimerons ! Voyant qu'elle sanglote, il se sent Ă©mu lui-mĂȘme — Ah ! pardonne-moi ! tu es la seule qui me plaise. J’ai Ă©tĂ© un imbĂ©cile ! Je t’aimerai toujours !
 Mais qu’as-tu ? — Eh bien !
 je suis ruinĂ©e ! Aujourd’hui, faute de trois mille francs, on va nous saisir ! Rodolphe comprend alors sa manoeuvre, vexĂ©, il rĂ©pond d'un air trĂšs calme. — Je ne les ai pas, chĂšre madame. — Mais, moi, je t’aurais tout donnĂ©, j’aurais tout vendu, [...] j’aurais mendiĂ© sur les routes, pour t’entendre dire Merci ! » Et tu restes lĂ  tranquillement dans ton fauteuil, comme si dĂ©jĂ  tu ne m’avais pas fait assez souffrir ? — Je ne les ai pas ! Elle sortit. De retour Ă  Yonville, Emma, dĂ©semparĂ©e, se rend dans la rĂ©serve du pharmacien et avale de l'arsenic. De retour chez elle, en guise d'explication, elle donne Ă  son mari une lettre qu'elle vient de rĂ©diger — Tu la liras demain ; d’ici lĂ , je t’en prie, ne m’adresse pas une seule question !
 Et elle se coucha tout du long sur son lit. Emma se rĂ©veille avec une saveur Ăącre dans la bouche. C'est le dĂ©but d'une longue agonie, particuliĂšrement atroce. Charles ouvre la lettre et comprend qu'elle s'est empoisonnĂ©e Ă  l'arsenic. Il fait venir Homais, ainsi que M. Canivet, le cĂ©lĂšbre mĂ©decin. Pour lui, il n'y a aucun espoir. Bournisien les rejoint alors pour l'extrĂȘme onction. La mort de madame Bovary, particuliĂšrement rĂ©aliste, dĂ©samorce toute tentative d'en faire une mort sublime, romantique. Pour en savoir plus sur ce passage, consultez mon commentaire sur la mort d'Emma, Partie 3, chapitre 8. Chapitres 9 et 10 Charles impose des choix particuliĂšrement romanesques pour l'enterrement de sa femme elle sera enterrĂ©e dans sa robe de noce, avec une couronne. Il veut rĂ©cupĂ©rer une mĂšche de cheveux. Chapitre 11 Les problĂšmes d'argent recommencent, Charles est poursuivi par les dettes de sa femme, mais il refuse de vendre ses meubles, ce qui le brouille avec sa mĂšre. Un jour qu'il erre dans le grenier, Charles tombe sur la lettre de rupture de Rodolphe. Il se dit que leur amour Ă©tait peut-ĂȘtre restĂ© platonique. Mais plus tard, il ouvre le tiroir secret d'un bureau ayant appartenu Ă  Emma Toutes les lettres de LĂ©on s’y trouvaient. Plus de doute, cette fois ! Il dĂ©vora jusqu’à la derniĂšre [...] sanglotant, Ă©perdu. Il dĂ©couvrit une boĂźte, la dĂ©fonça d’un coup de pied. Le portrait de Rodolphe lui sauta en plein visage, au milieu des billets doux bouleversĂ©s. Un jour justement, Rodolphe l'invite Ă  prendre une biĂšre AccoudĂ© en face de lui, Charles se perdait en rĂȘveries devant cette figure qu’elle avait aimĂ©e. Il lui semblait revoir quelque chose d’elle. — Je ne vous en veux pas. Personnage inconsistant depuis le dĂ©but du roman, Charles rĂ©vĂšle dans les derniĂšres pages une grandeur d'Ăąme Ă©tonnante. Il n'y a plus aucune ironie, quand Flaubert raconte ses derniers instants Le lendemain, Charles alla s’asseoir sur le banc, dans la tonnelle. Des jours passaient par le treillis ; les feuilles de vigne dessinaient leurs ombres sur le sable, le jasmin embaumait, le ciel Ă©tait bleu, [...] et Charles suffoquait comme un adolescent sous les vagues effluves amoureuses qui gonflaient son cƓur chagrin. À sept heures, la petite Berthe, [...] vint le chercher pour dĂźner. Il avait la tĂȘte renversĂ©e contre le mur, les yeux clos, la bouche ouverte, et tenait dans ses mains une longue mĂšche de cheveux noirs. Par la poĂ©sie qui ressort de ce passage, la mort de Charles touche au sublime. C'est peut-ĂȘtre lui, finalement, le personnage romantique de ce roman. Mais Flaubert termine sur une derniĂšre touche cruelle Depuis la mort de Bovary, trois mĂ©decins se sont succĂ©dĂ© Ă  Yonville sans pouvoir y rĂ©ussir, tant M. Homais les a tout de suite battus en brĂšche. Il fait une clientĂšle d’enfer ; l’autoritĂ© le mĂ©nage et l’opinion publique le protĂšge. Il vient de recevoir la croix d’honneur. ⇹ Flaubert, Madame Bovary 📓 Texte intĂ©gral du roman au format PDF ⇹ Flaubert, Madame Bovary 🎹 Portrait des personnages ⇹ Flaubert, Madame Bovary 📜 RĂ©sumĂ© analyse au format PDF ⇹ Flaubert, Madame Bovary đŸŽžïž Diaporama illustrĂ© de la vidĂ©o ⇹ Flaubert, Madame Bovary 🎧 RĂ©sumĂ©-analyse podcast
RésuméSur le chantier de construction de la cathédrale d'Amiens, les morts succÚdent aux accidents dans d'étranges circonstances. L'édifice est-il maudit ? L'équipe des

. RĂ©fĂ©rence C-075-197 ISBN-10 2013212097 ISBN-13 9782013212090 Format BrochĂ© Pages 221 B Bon Ancien livre de bibliothĂšque. Traces de pliures sur la couverture. Traces d’usure sur la couverture. Salissures sur la tranche. RÉSUMÉ Sur le chantier de construction de la cathĂ©drale d'Amiens, les morts succĂšdent aux accidents dans d'Ă©tranges circonstances. L'Ă©difice est-il maudit ? L'Ă©quipe des bĂątisseurs cache-t-elle un meurtrier ? C'est ce que Colin, jeune tailleur de pierres, veut dĂ©couvrir, aprĂšs la disparition de son propre pĂšre, le maĂźtre tailleur. Ce n'est pas sans risque, car beaucoup dĂ©jĂ  ont perdu la vie en tentant de percer les secrets enfouis dans la pierre... 2,96€ dont 0,30 € reversĂ©s au partenaire donateur et 0,15 € reversĂ©s Ă  nos partenaires caritatifs.

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le secret de la cathédrale résumé par chapitre